
L’auréole des anges : le premier objet connecté de l’Histoire.
L’auréole des anges est le premier objet connecté de l’Histoire. Évidemment cette assertion est provocante. Absurde. Anachronique, voire politiquement très incorrecte. De quoi échauffer les beaux esprits et amorcer les cupidités belliqueuses. Mais l’examen attentif de cette formule permet tout de même de proposer une grille de lecture du nouveau monde numérique – le fameux digital – et de son expression la plus ambiguë, l’internet des objets suivie de son acolyte objets connectés. Mais que nous apprend la figure paradigmatique de l’ange et de son auréole ? Cet objet symbolique remplit trois fonctions distinctes, mais complémentaires et qui parfois se recoupent.
En premier lieu ce halo exprime un caractère d’exception, un signe d’élection. Celui qui arbore la couronne de lumière est auréolé de gloire. Cette marque distinctive répond à un besoin ostentatoire, celui de dire qui l’on est, quelle est notre qualité intérieure, à quel groupe ou réseau l’on appartient. Aussi semblables qu’ils puissent paraître, l’ange ou le saint ne sont pas des êtres tout à fait comme les autres, ils arborent une auréole qui est la marque de leur élection, de leur appartenance au groupe élu, et par conséquent, leur qualité ou valeur intrinsèque est très grande. Elle leur apporte gloire.
Cette fonction ostentatoire s’articule ensuite avec une fonction communicante. Si l’auréole est la marque positivement discriminante de l’élection, elle est aussi le vecteur de connexion avec l’au-delà, la matérialisation concrète du canal de communication avec le divin, la ligne directe entre le monde réel et l’au-delà virtuel, immatériel.
Enfin, ce cercle est la manifestation d’une alliance, d’une force bienveillante récompensant l’observance. Fort de cette fonction protectrice, les dangers sont écartés, pris en charge.
Et il en est de même pour les objets connectés qui n’ont d’autres emplois que ceux décrits par la figure angélique. Poussés par les comportements inédits des nouveaux consommateurs digitaux, les objets connectés apportent un peu de sens et d’humanité – de vanité donc – dans une époque de surenchère technologique. Ils favorisent la communication invisible et automatique entre personnes et parfois même entre objets, avec pour effet immédiat de libérer d’immenses champs de possibilités, de l’usage le plus futile à l’application la plus rationnelle et efficace. Et en adjoignant la qualification et la quantification à la communication, les objets connectés transforment en profondeur notre manière d’appréhender les risques du monde et notre manière de nous protéger contre ses dangers.
Tout comme les anges, les objets connectés sont porteurs d’une promesse de (re-)connexion complètement universelle, et donc totalement transposable de l’univers des particuliers au monde de l’économie et de l’entreprise.
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